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Enquête perception de la e-S@NTÉ -26 Octobre 2017-

ALGER - Le premier Salon international dédié à l'application des technologies de l'information et de la communication (TIC) au secteur de la santé, "HopitAlgerExpo", s’est tenus du 26 au 28 octobre 2017 au Centre International des Conférences (CIC) à Alger.

Co-organisé par le World Trade Center Algérie (WTC) et l’agence communication multimédia et services (ACMS), ce salon, premier du genre en Algérie, a réuni quelques 35 exposants représentant les établissements hospitaliers publics (EPH), les laboratoires pharmaceutiques, les  fournisseurs de technologies nouvelles et autres solutions médicales destinées aux professionnels de la santé, ainsi que les secteurs des assurances en rapport avec l’assurance-vie.

IMMAR a contribué dans ce salon avec une étude e-santé qui met en exergue:

- L’utilisation d’internet pour besoins sanitaires

- La Confiance en la télémédecine

- Souhait d’utilisation du Mobile Health

Echantillon :

1100 individus représentatifs de la population algérienne de 15 ans et plus

ME = 3 % (ME : Marge d’erreurs)

Outil : Computer Assisted Telephone Interview (CATI)

STRUCTURE SOCIO-DÉMOGRAPHIQUE DE L’ÉCHANTILLON

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DE L’ÉCHANTILLON

L’échantillon est réparti sur l’ensemble du territoire et couvre toutes les wilayas de façon à être représentatif à l’échelle des régions (ci-dessous indiquées) des populations algériennes âgées de 15 ans et plus

                  

Résumé de l’étude :

La démocratisation de l’internet en Algérie est devenue une réalité surtout auprès des populations jeunes atteignant une pénétration de 73% en mai 2017. La forte croissance de l’usage quotidien de l’internet, 20% en 2 ans après le lancement de la 3G, sera consolidé par la 4G et croitra fortement et certainement dans les 3 prochaines années.

Dès qu’ils présentent un symptôme de maladies (douleurs, fièvres ou autres), 26% des patients se ruent vers Internet pour s’informer. Ce taux monte à 32% auprès des femmes (1 femme sur 3).

Cela montre que l’intérêt du patient algérien à l’usage des TICs pour s’informer sur les maladies et leurs préventions de leur santé commence à prendre de l’importance.

Que ce soit pour la Web TV santé, le dossier électronique, la connexion à son médecin / pharmacien ou le partage sur mobile des analyses / avis du médecin, la population algérienne est majoritairement favorable à l’utilisation des TICs, perçues en général comme un moyen de gagner du temps dans l’accès à l’information.

Quant à la télémédecine, sa notoriété est faible en Algérie, la confiance en elle l’est également. Cela témoigne que la présence physique pour l’acte médical est largement préférée à la télé-intervention car on ne peut remplacer les compétences d’un médecin.

Ces données montrent l’importance pour les pouvoirs publics d’accompagner ce marché par une offre adéquate. La nature ayant horreur du vide, en l’absence d’offres adéquates, les patients risquent de se tourner vers d’autres offres internationales avec les risques inhérents qui peuvent booster l’automédication et l’automédication proposée par des applications mobiles.

En effet, le phénomène d’ubérisation, emprunté à UBER, prenant de l’ampleur dans d’autres pays, risque d’affecter le secteur de la santé en Algérie par des offres « dangereuses » (notamment l’auto-diagnostique) vu l’accès facile au contenu médical (il suffit d‘une connexion Internet et un smartphone). D’où la nécessité de l’accompagner, de le réglementer et surtout permettre à une offre algérienne de qualité d’émerger en fonction des orientations stratégiques du secteur.